Nos valeurs

La Maison de Retraite de Saint Chély d’Aubrac est l’une des plus anciennes institutions de la région Occitanie. Depuis sa création, les religieux puis les laïcs à sa tête ont défendu l’idée que la maison devait être accessible au plus grand nombre, et que le niveau de revenu ou l’état de santé ne devaient jamais prévaloir sur le respect et l’accompagnement de la personne âgée.

Le principe de non‑lucrativité

La Fondation est un organisme privé à but non lucratif, reconnue d’utilité publique depuis 1876. La maison ne génère aucun bénéfice : les excédents éventuels sont réinvestis pour maintenir un prix de journée adapté aux revenus des résidents.
Ces dernières années, ces excédents ont financé la construction de L’Oustalet et des travaux d’embellissement du bâtiment principal.
Contrairement à certains établissements, nous accueillons toutes les personnes désireuses de venir vivre en établissement, sans critère de ressources, comme le montre le nombre actuel de bénéficiaires de l’aide sociale (29).

Participation des familles et des résidents

La maison de retraite accorde une place importante à la participation des résidents et de leurs familles dans la vie de l’établissement. Leur avis, leurs idées et leurs attentes sont essentiels pour faire évoluer les pratiques et améliorer le bien-être de chacun. Cet échange s’organise notamment à travers le Conseil de la Vie Sociale (CVS), un temps de rencontre et de dialogue réunissant des représentants des résidents, des familles, des professionnels et de la direction. Ce conseil permet d’aborder ensemble les questions du quotidien, les activités proposées ou encore les projets de la maison. Les familles sont également associées aux orientations de la fondation grâce à la présence d’un représentant des familles au Conseil d’administration, permettant de porter la voix des proches des résidents dans les décisions importantes. Cette participation contribue à créer un climat de confiance, d’écoute et de coopération au service du bien-être des résidents. 

L’accompagnement digne de toute personne âgée

À sa création en 1873, la Fondation avait pour vocation l’accueil des « indigents » : personnes pauvres, sans famille ou défavorisées. Dans les années 1960, la maison a élargi son accueil à des personnes présentant des pathologies psychiatriques, en lien avec l’Hôpital Sainte Marie de Rodez.
Dans les années 1990, alors que de nombreuses maisons de retraite privées lucratives pratiquaient la sélection des résidents, notre Fondation a maintenu sa vocation universelle, accueillant chacun, quel que soit son profil ou son parcours.

Aujourd’hui encore, nous sommes régulièrement contactés par des assistantes sociales pour des situations urgentes : résidents ayant attendu des mois, voire des années, une place en établissement.

Belles histoires….

L’histoire de Gérard

Un matin, en région parisienne, Gérard est retrouvé inconscient dans son appartement par les pompiers. Sans famille et très isolé, cet homme au parcours de vie difficile va être hospitalisé dans plusieurs établissements avant qu’une place puisse lui être proposée dans notre maison, en Aveyron.
Peu à peu, entouré par l’équipe et les autres résidents, Gérard retrouve des repères, de l’autonomie et surtout une présence humaine qui lui avait tant manqué. Au fil des mois, il reprend confiance et redécouvre la chaleur de la vie en communauté.

L’histoire de Daniel

Après un divorce difficile et des problèmes d’addiction, Daniel perd progressivement ses liens familiaux et finit par se retrouver à la rue. Recueilli par une petite association de quartier, il passe ses nuits dans une pièce de seulement deux mètres carrés mise à sa disposition.
Après des années d’errance et de solitude, il est finalement accueilli dans notre maison de retraite, où il trouve un lieu stable et bienveillant. Malheureusement, Daniel décède subitement quelque temps plus tard. Lors de ses obsèques, toute l’équipe est présente pour l’accompagner. Il est inhumé dans la tombe de la maison de retraite : pour lui qui n’avait plus de famille, la maison était devenue la sienne.

L’histoire de Jeanne

À la suite d’un AVC, Jeanne reste atteinte d’une hémiplégie. Malgré ce handicap, sa curiosité et son envie de découvrir le monde restent intactes.
Grâce aux voyages organisés par la maison de retraite, Jeanne participera à pas moins de dix séjours. Parmi eux, une expérience restera gravée dans sa mémoire : la découverte du Mont Blanc. Pour la première fois, elle contemple ce paysage grandiose. Un moment unique, rempli d’émotion, qui témoigne que l’âge ou la maladie n’empêchent pas de continuer à vivre de belles aventures.

Un véritable lieu de vie

Nos maisons ne sont pas des lieux où l’on « attend la mort », mais des espaces de vie où la vie continue de réserver de bons moments.
Chaque jour, l’équipe d’animation propose : sorties, ateliers mémoire, jeux, ateliers cuisine, rencontres avec les enfants de l’école voisine…
Certains résidents découvrent la mer ou le Mont Blanc lors de voyages organisés ; d’autres retrouvent un cadre chaleureux qui leur redonne goût à la vie et autonomie.

Un établissement ancré dans la vie locale

Nous considérons qu’une maison de retraite doit être ouverte sur la vie locale, et être un acteur économique et social : création d’emplois, soutien au commerce et services de proximité (cabinet médical, pharmacie, etc.).

Finir sa vie dans la dignité

Nous considérons que finir sa vie dignement est un droit fondamental. C’est pour nous un devoir de fournir :

  • Des soins de qualité,
  • Un accompagnement individualisé,
  • Et un soutien affectif aux personnes isolées ou vulnérables.

Parmi nos 65 résidents, une quinzaine n’ont pas de famille : nous leur fournissons à la demande, linge, vêtements, produits d’hygiène, accompagnement administratif et médical, sans jugement.

Lorsqu’un résident sans famille décède, un moment de recueillement est organisé dans la petite chapelle. Le cercueil est ensuite inhumé par le personnel volontaire dans la tombe de la maison de retraite, dans le respect et la mémoire de la personne.